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jeudi 25 juillet 2013

Punaise, une dentelière sur ma fenêtre (Tigre du Platane) !

Étonnante visite en cette mi-juillet : un insecte VIP (volant identifié à Paris) qui fait dans la dentelle ! Il était là discret à trottiner sur ma fenêtre, mais il n'a pas échappé à mon œil expert en bestioles en tous genres. Vite, j'ai saisi mon Canon rose bonbon pour lui tirer le portrait et là quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai agrandi les photos sur mon ordi : cette minuscule bébête (3 mm à tout casser) était d'une stupéfiante beauté dans sa robe de dentelle qui ferait pâlir de jalousie toutes les mariées 100% polyester made in China de la saison !

photo 1 : Tigre du platane sur un coton tige

Exaltée par ma découverte, j'ai vite essayé de savoir à qui j'avais affaire, et là, il faut bien avouer que j'ai un peu galéré, mais je l'ai finalement démasquée cette sacrée bébête !

Cet insecte appartient à la famille des punaises (Tingidae), il est appelé tigre du platane (Corythucha ciliata) ou encore punaise dentelière du platane.

Un punaise tirée à quatre épingles


photo 2 : Tigre du platane (Corythucha ciliata) sur une vitre

Son extravagante robe de dentelle blanche se compose précisément de deux hémélytres, les ailes antérieures partiellement sclérifiées, qui recouvrent les ailes postérieures membraneuses permettant à l'insecte de voler ; du pronotum, plaque de l'exosquelette ou sclérite qui recouvre le premier segment du thorax, et qui se caractérise par la présence d'expansions foliacées qui le font ressembler à un casque de samouraï. Ces parties sont entièrement réticulées, d'où cet aspect de dentelle ou de guipure. Toutes ces fanfreluches paraissent d'ailleurs assez encombrantes, car si l'animal volète, il ne semble pas capable de le faire bien longtemps, ni très vite. Et pas très agile pour se déplacer sur une vitre non plus, contrairement à une mouche, car à chaque fois qu'il essayait de le faire sur ma fenêtre, inlassablement il finissait par retomber sur le dos, dévoilant par en dessous un corps entièrement noir et luisant.


Un habit de dentelle vraiment digne d'une reine ! Mais d'ailleurs, si l'on regarde de plus près les robes d'une reine bien connue, Élisabeth 1re d'Angleterre, on reste scotché par les incroyables et merveilleuses collerettes, fraises, et expansions en dentelle en tous genres qui les ornent sur ses différents portraits ! Comme quoi, les hommes croient inventer beaucoup de choses, alors que bien souvent, ils ne font que reproduire ce qui existe déjà dans la nature ! Du coup, j'en ai profité pour relooker Elisabeth avec des "sycamore lace bugs" (tigres du platane en anglais), qui remplacent haut la main les dentelles d'origine !

photo 3 : Elisabeth and the Sycamore Lace Bugs



Un Vampire végétarien


J'ai voulu en savoir un peu plus sur la triste réputation de mon hôte et je suis donc partie enquêter sur le terrain. Au péril de ma vie, la sueur perlant sur mon front, je  m'enfonçai dans la jungle parisienne à la recherche du terrible tigre et, Le cœur battant la chamade, me glissai prudemment dans le Jardin du Luxembourg, riche en vénérables platanes. Ah ! c'est vrai qu'il sont particulièrement superbes ici avec leur troncs énormes et leur denses feuillages qui cachent complètement le ciel.

photo 4 : platane du Jardin du Luxembourg (Paris)

Rien d'alarmant ne me sauta aux yeux quand je contemplai ces centenaires encore bien verts pour leur âge ! Rassurée et pour me remettre de mes émotions, je m'offris un capuccino au café du Luco, restant à siroter et buller le reste de l'après-midi. J'en conclus alors que ce tigre du platane n'était en fait qu'un tigre de papier ! Mais malheureusement mes conclusions s'avérèrent bien vites erronées...

Comme à leur habitude les grosses bébêtes bleues sifflantes ont fini par se réveiller en fin de soirée pour chasser tous les bulleux attardés comme moi, et fermer les grilles pour la nuit. Non je ne parle pas des mouches à m..., mais des gardiens du jardin du Luxembourg. Il faudra d'ailleurs que je leur consacre prochainement un message, aux mouches bien évidemment...  Bon, assez de digressions. A regret, je me retrouvai donc dans la rue de Médicis, bordée d'un côté de marronniers et de l'autre de platanes. Je ramassai nonchalamment deux feuilles de platane, ce que je n'avais même pas penser à faire dans le jardin, je les ai retournai, et là, horreur, le conte de fée avec les robes de princesses était en train de tourner au film d'horreur avec des vampires !

photo 5 : Corythucha ciliata le vampire végétarien

Première feuille : un tigre !


photo 6 : feuille de platane attaquée par le tigre du platane


En retournant la première feuille, j'ai trouvé un tigre bien vaillant. Sur le dos de cette feuille on repère des taches jaunes qui sont le résultat de ses méfaits. En effet, le tigre du platane est un insecte piqueur suceur qui vit à la surface inférieure des feuilles de platane qu'il ponctionne pour se nourrir. Elles finissent alors par se dessécher et tomber.


photo 7 : tigre du platane (Corythucha Ciliata) sur une feuille de platane

Deuxième feuille : des œufs et des larves de tigres !


photo 8 : feuille de platane avec oeufs et larve du tigre du platane (Corythucha ciliata)

La deuxième feuille que j'ai ramassée était encore en plus mauvais état, elle avait perdu sa couleur verte, pratiquement complètement desséchée. Après l'avoir retournée, j'ai identifié des œufs, des exuvies (enveloppe laissée par l'insecte après la mue) et une larve en vadrouille. Tous appartenaient à l'espèce de la punaise dentelière !

Lutte écologique

Le tigre du platane a donc, sans doute possible, envahi Paris. Il est originaire des Etats-Unis et du Canada et a été signalé pour la première fois en Italie dans les années 60, et dans le sud de la France dans les années 70. Aujourd'hui il s'est répandu un peu partout dans le monde : Europe, Russie, Chine...


photo 9 : Samouraï Jack futur vainqueur des tigres du platane ?


Alors que faire ? Jusqu'à présent, seuls des traitements chimiques ont été employés, mais se sont avérés insatisfaisants par bien des aspects, comme à Lyon. Aujourd'hui, la recherche s'oriente vers une lutte écologique, mais les résultats restent à venir.

Moi je propose de faire appel à Samouraï Jack le vaillant samouraï qui a combattu pendant plusieurs saisons (télévisuelles) Aku avec son "magic sword" et qui est aujourd'hui au chomdu. Il n'y aurait que lui pour parvenir à terrasser cette armada de Nosferatu végétariens en habit de noce ! Pour l'occasion le lui ai confectionné une superbe armure en dentelle...



mercredi 15 mai 2013

Les zozios du Luco : les moineaux

Voici enfin le deuxième volet de notre grande saga consacrée aux oiseaux du Jardin du Luxembourg, à Paris. Il est entièrement dédié, cette fois, aux moineaux. Il est vrai que ce sont des oiseaux tellement communs, que l'on oublie souvent de s'y intéresser, à tort ! Heureusement, Colochat est repartie, appareil photo en bandoulière, dans la brousse du Luco pour en rapporter un reportage exclusif !

photo 1 : moineau mâle sur sa balançoire

Les moineaux domestiques (Passer domesticus) appartienent à l'ordre des passereaux. Comme les pigeons, les cafards et les rats, ils se sont parfaitement adaptés à l'environnement urbain, et côtoient l'homme probablement depuis la Préhistoire. On parle de relation de commensalisme, plus clairement, cela signifie que ces petites boules de plumes exploitent l'homme sans contrepartie. Ce qui n'est pas vrai du tout pour moi, qui ai beaucoup de plaisir à les observer et à les photographier !

L'habit fait le moineau

Ils tireraient leur nom de leur ressemblance avec les moines. Je suppose que cela fait référence au plumage dorsal brun et à la calotte crânienne grise bordée de brun, qui pourraient faire penser à la robe de bure et à la tonsure ou couronne monastique des moines franciscains. Mais, bon quand on y réfléchit un peu, les moineaux existaient bien avant la création des ordres monastiques, donc ce sont plutôt les moines qui ressemblent à des moineaux, et non l'inverse !...

photo 2 : moineau mâle au Luco

J'ai trouvé un très beau portrait de moine peint par Le Pérugin qui peut aller dans le sens de cette argumentation. Je l'ai agrémenté de moineaux que j'ai pris en photo, et en fond j'ai mis les jolis tons moussus de la fontaine Médicis.

photo 3 : le moine et les moineaux par le Pérugin et Colochat

En conséquence, on peut donc dire que Saint-Francois d'Assise, à l'origine de l'ordre des Franciscains et célèbre également pour son sermon des oiseaux, doit tout aux moineaux et qu'il n'est rien d'autre que le commensal de ces derniers, c'est-à-dire qu'il leur a tout piqué, l'habit et sa popularité, sans rien leur apporter en contrepartie, que je sache !

Une vie de moineau n'est pas monacale

Ils possèdent l'aire de répartition géographique la plus vaste parmi les oiseaux. Les couples restent ensemble toute leur vie. La femelle pond trois à huit œufs qui éclosent au bout de deux semaines ; trois semaines seulement après leur éclosion, les jeunes quittent le nid. Sachant que la période de reproduction s'étend du début du printemps à la fin de l'été, qu'un couple peut avoir trois couvées par saison, que la maturité sexuelle est atteinte dès la saison de reproduction suivant la naissance, soit dès six mois pour des individus nés à la fin de l'été, et que l'espérance de vie varie de quatre à sept ans, et peut même atteindre treize ans, combien de descendants aura un couple de moineaux ? Sortez les calculettes, je ramasse les copies dans dix minutes ! Allez, je vous donne la réponse, le chiffre atteint est compris entre 27 et 300 !!!! On peut donc conclure que la réclusion monacale et le célibat sont très éloignés du mode de vie des moineaux domestiques !

Madame, Monsieur

Chez les moineaux, il est facile de distinguer le mâle de la femelle grâce à leur plumage, le dimorphisme sexuelle est donc marqué.
 
photo 4 : madame à gauche et monsieur à droite sur le bord de la fontaine Médicis


Le mâle

Le plumage du mâle est gris bordé de brun sur la tête, avec un petit point blanc situé à l'arrière de l’œil. Une bavette noire orne son cou. Le dos est brun et noir tout comme les ailes qui sont agrémentées, en plus, d'une barre blanche. Le ventre est uniformément gris. Deux types de plumages existent : nuptial et internuptial. En période internuptiale, les couleurs sont plus ternes et la bavette moins développée. Tous les moineaux mâles que j'ai photographiés durant ces mois de mai et d'avril 2013 portent un plumage nuptial, à l'exception, peut-être, de celui de la photo 7 à la bavette peu développée, il s'agit vraisemblablement d'un jeune mâle.

photo 5 : moineaux mâles du Jardin du Luxembourg

photo 6 : moineaux mâles en plumage nuptial au bord de la fontaine Médicis

photo 7 : jeune moineau mâle au Luco

photo 8 : moineau mâle en vue ventrale au Luco

La femelle

La femelle moineau présente un plumage aux couleurs moins contrastées que chez le mâle. Les jeunes lui ressemblent, à l'exception des bords du bec encore jaunes.

photo 9 : moineau femelle au Jardin du Luxembourg

photo 10 : moineau femelle en vue ventrale au Luco

photo 11 : moineau femelle avec une brindille dans la bec

J'ai rencontré beaucoup plus de moineaux mâles que de moineaux femelles durant mon safari photographique ; alors, certes, leurs couleurs se confondent davantage avec leur environnement comme sur la photo 11, mais je ne pense pas que ce soit la raison principale. J'ai ainsi dû retourner plusieurs fois au Luco, dans le seul but de parvenir, enfin, à en photographier quelques-unes, alors qu'en même temps j'accumulais les photos de mâles. Comme nous sommes en période de reproduction, peut-être restent-elles davantage dans le nid à couver ou à s'occuper des jeunes ?

Le bain public


photo 12 : fontaine Médicis, Jardin du Luxembourg

Comme dans la savane africaine, au Luco, c'est au niveau des points d'eau que l'on fait le plus de rencontres, et en particulier à la fontaine Médicis. La grande statue en bronze sur le rocher représente le cyclope Polyphème, le regard tourné vers Galathée dont il est amoureux, mais qui, elle, n'a d'yeux que pour le beau berger Acis. Bon tout ça, ça n'est rien que du blabla ; en effet, lors de mes séjours répétées près de la fontaine, j'ai fini par gagner la confiance du géant, qui m'a confié que, depuis le temps, il n'en avait plus rien à faire de Galathée, que ce qui l'émerveillait désormais c'était les nombreux oiseaux qui viennent chaque jour à la fontaine pour s'y désaltérer, s'y baigner et y faire un brin de causette. J'ai pu ainsi prendre en photos différentes espèces d'oiseaux à cet endroit, je les présenterai prochainement dans d'autres messages.

Narcisse 

Certains viennent même y jouer les Narcisse, comme ce moineau qui paraît être ébloui par son reflet dans l'eau : "Oh ! que je suis beauuuuu !"

photo 13 : moineau mâle et son reflet au bord de la fontaine Médicis

 La grande toilette 


Les photos les plus cocasses et attendrissantes que j'ai pu prendre, ce sont celles de moineaux prenant leur bain. Eh bien, aucun doute à avoir, ce sont les champions incontestés de la propreté, et monsieur autant que madame ! Ils ne se contentent pas de faire trempettes, ils s'agitent énergiquement et les gouttelettes d'eau virevoltent partout autour d'eux ! A côté un Terre-Neuve en train de s'ébrouer a l'air bien ramollo ! Ce sont les seuls oiseaux que j'ai vus à la fontaine faire leurs ablutions avec autant d'application.

photo 14 : moineau mâle prenant son bain à la fontaine Médicis

photo 15 : moineau femelle prenant son bain à la fontaine Médicis

photo 16 : couple de moineaux après le bain

Les potins mondains du jardin

 

photo 17 : un brin de causette entre moineau et pigeon Ramier

La fontaine est aussi l'endroit idéal pour pépier, roucouler et s'échanger les potins entre moineau et pigeon ramier !... On remarquera, ici, la différence de taille entre les deux. Ce qui est étonnant aussi sur cette photo, c'est le plumage du moineau qui s'accorde joliment avec les teintes grisâtres de la pierre et brunâtres des feuilles sur le rebord du bassin, tandis que le plumage du pigeon ramier se fond tout aussi parfaitement avec le gris bleuté de la pierre dans l'ombre. La fontaine est vraiment le décor idéal pour prendre de jolies photos d'oiseaux.

Le moineau de Picasso

Si le dessin de pigeon de Picasso dont il a été question dans un précédent message est devenu mondialement célèbre, le moineau n'a pas pour autant été oublié par le peintre espagnol, il en a fait un exquis petit croquis en 1907. Je réalisé un petit photomontage avec ce dessin et l'ombre chinoise du moineau Narcisse de la photo 11 ; en arrière plan, j'ai mis la photo d'une des pierres de la fontaine.

photo 18 : moineau de Picasso et moineau du Luco

Une chouette idée de pochoir à réaliser incognito sur la fontaine Médicis ?... 
Chuuuuuuut, je n'ai rien dit du tout !!!!...


lundi 8 avril 2013

Insectes volants identifiés à Paris ou insectes VIP

Trois petits insectes VIP identifiés aujourd'hui ! Tous découverts sur le mur, près de l'entrée de mon immeuble décrépit, tout gris ! Même pas besoin de traverser la rue pour faire de belles rencontres ! Les petites bébêtes parisiennes, ignorées de beaucoup, semblent se donner rendez-vous chez moi, telles les célébrités parisiennes se bousculant en leur temps devant les portes du célèbre studio de Nadar, pour venir se faire tirer le portrait ! Si je n'aurais plus le privilège de photographier la belle Cléo de Mérode, partie en poussière depuis bien longtemps, j'ai en revanche eu l'insigne honneur de photographier la fraîche Cléo l'hémérobe, venue danser pour moi sur le rebord de ma fenêtre, un matin, au crépuscule de l'été 2012.

Cléo l'hémérobe

Névroptère (Neuroptera) : Hémérobe phalène  (Drepanepteryx phalaenoides)



Cléo  se croyait peut-être invisible dans sa tenue de camouflage, sauf qu'être vêtue d'une splendide robe feuille morte, griffée dame nature, ça ne passe pas vraiment inaperçu sur du gris tout triste ! 
Cet insecte est un névroptère (Neuroptera), caractérisé par la présence de deux ailes nervurées. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit précisément de l'hémérobe phalène, identifiable grâce à l'échancrure située à l'arrière de ses ailes. Il se nourrit de pucerons et est actif durant la nuit. Il est attiré par la lumière artificielle, c'est donc probablement la lumière filtrant à travers mes volets d'insomniaque qui a dû l'attirer, car comme lui, je suis souvent plus éveillée la nuit que le jour... Nous étions donc faites pour nous rencontrer Cléo et moi !
C'est Alain Cosson à l'origine du site Lépidoptères de France, à qui j'ai envoyé les photos qui m'a permis de l'identifier. Je l'avais confondu, au tout début, avec un papillon appelé la "feuille morte du chêne", qui porte une tenue très proche. Eh bien petite Cléo, tu pensais être la seule à porter cette jolie robe couleur d'automne, mais d'autres ont visiblement eu la même idée que toi !
Après avoir fait la belle quelques instants sous l'objectif crépitant de mon Canon Powershot rose bonbon, Cléo s'est envolée rejoindre le tourbillon de la vie !



Euphrasie l'Eudonie

Lépidoptère (Lepidoptera) : Eudonie anguleuse (Eudonia angustea)


Euphrasie est venue me rendre visite un soir de novembre 2012, elle m'attendait sagement à côté de la porte d'entrée. Elle aussi portait une jolie livrée de camouflage, mais plus adaptée à un tronc couvert de lichens, qu'à un mur gris comme l'ennui. Elle appartient à la famille des Crambidae et ressemble à une grosse mite, mais n'a rien à voir avec celles qui font des pulls en cachemire leur caviar ! C'est une Eudonie, probablement de l'espèce anguleuse.

Léonie la limonie 

Diptère (Diptera) : Limoniidae (Limonia sp. ou Metalimnobia sp.)


Cette "lady long leggs", que j'ai rencontrée le soir du premier jour de l'automne 2012, ressemble à une tipule, communément appelée cousin, mais ses ailes repliées et tachetées la classe, en fait, dans la famille des Limoniidae. Pour identifier l'espèce, cette fois c'est  assez compliqué, il faudrait étudier les ailes en détail, ce que ne permet pas mes photos. Les deux petits disques que l'on remarque de part et d'autre de son thorax sont des balanciers qui lui servent à s'équilibrer pendant le vol, si l'un des deux vient à être endommagé, bonjour les loopings dignes du baron rouge !

Contrairement aux araignées que j'ai photographiées (voir message précédent), ces trois insectes VIP sont repartis sains et saufs après leur séance photos, virevolter légers, légers, sous le ciel de Paris !