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jeudi 25 juillet 2013

Punaise, une dentelière sur ma fenêtre (Tigre du Platane) !

Étonnante visite en cette mi-juillet : un insecte VIP (volant identifié à Paris) qui fait dans la dentelle ! Il était là discret à trottiner sur ma fenêtre, mais il n'a pas échappé à mon œil expert en bestioles en tous genres. Vite, j'ai saisi mon Canon rose bonbon pour lui tirer le portrait et là quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai agrandi les photos sur mon ordi : cette minuscule bébête (3 mm à tout casser) était d'une stupéfiante beauté dans sa robe de dentelle qui ferait pâlir de jalousie toutes les mariées 100% polyester made in China de la saison !

photo 1 : Tigre du platane sur un coton tige

Exaltée par ma découverte, j'ai vite essayé de savoir à qui j'avais affaire, et là, il faut bien avouer que j'ai un peu galéré, mais je l'ai finalement démasquée cette sacrée bébête !

Cet insecte appartient à la famille des punaises (Tingidae), il est appelé tigre du platane (Corythucha ciliata) ou encore punaise dentelière du platane.

Un punaise tirée à quatre épingles


photo 2 : Tigre du platane (Corythucha ciliata) sur une vitre

Son extravagante robe de dentelle blanche se compose précisément de deux hémélytres, les ailes antérieures partiellement sclérifiées, qui recouvrent les ailes postérieures membraneuses permettant à l'insecte de voler ; du pronotum, plaque de l'exosquelette ou sclérite qui recouvre le premier segment du thorax, et qui se caractérise par la présence d'expansions foliacées qui le font ressembler à un casque de samouraï. Ces parties sont entièrement réticulées, d'où cet aspect de dentelle ou de guipure. Toutes ces fanfreluches paraissent d'ailleurs assez encombrantes, car si l'animal volète, il ne semble pas capable de le faire bien longtemps, ni très vite. Et pas très agile pour se déplacer sur une vitre non plus, contrairement à une mouche, car à chaque fois qu'il essayait de le faire sur ma fenêtre, inlassablement il finissait par retomber sur le dos, dévoilant par en dessous un corps entièrement noir et luisant.


Un habit de dentelle vraiment digne d'une reine ! Mais d'ailleurs, si l'on regarde de plus près les robes d'une reine bien connue, Élisabeth 1re d'Angleterre, on reste scotché par les incroyables et merveilleuses collerettes, fraises, et expansions en dentelle en tous genres qui les ornent sur ses différents portraits ! Comme quoi, les hommes croient inventer beaucoup de choses, alors que bien souvent, ils ne font que reproduire ce qui existe déjà dans la nature ! Du coup, j'en ai profité pour relooker Elisabeth avec des "sycamore lace bugs" (tigres du platane en anglais), qui remplacent haut la main les dentelles d'origine !

photo 3 : Elisabeth and the Sycamore Lace Bugs



Un Vampire végétarien


J'ai voulu en savoir un peu plus sur la triste réputation de mon hôte et je suis donc partie enquêter sur le terrain. Au péril de ma vie, la sueur perlant sur mon front, je  m'enfonçai dans la jungle parisienne à la recherche du terrible tigre et, Le cœur battant la chamade, me glissai prudemment dans le Jardin du Luxembourg, riche en vénérables platanes. Ah ! c'est vrai qu'il sont particulièrement superbes ici avec leur troncs énormes et leur denses feuillages qui cachent complètement le ciel.

photo 4 : platane du Jardin du Luxembourg (Paris)

Rien d'alarmant ne me sauta aux yeux quand je contemplai ces centenaires encore bien verts pour leur âge ! Rassurée et pour me remettre de mes émotions, je m'offris un capuccino au café du Luco, restant à siroter et buller le reste de l'après-midi. J'en conclus alors que ce tigre du platane n'était en fait qu'un tigre de papier ! Mais malheureusement mes conclusions s'avérèrent bien vites erronées...

Comme à leur habitude les grosses bébêtes bleues sifflantes ont fini par se réveiller en fin de soirée pour chasser tous les bulleux attardés comme moi, et fermer les grilles pour la nuit. Non je ne parle pas des mouches à m..., mais des gardiens du jardin du Luxembourg. Il faudra d'ailleurs que je leur consacre prochainement un message, aux mouches bien évidemment...  Bon, assez de digressions. A regret, je me retrouvai donc dans la rue de Médicis, bordée d'un côté de marronniers et de l'autre de platanes. Je ramassai nonchalamment deux feuilles de platane, ce que je n'avais même pas penser à faire dans le jardin, je les ai retournai, et là, horreur, le conte de fée avec les robes de princesses était en train de tourner au film d'horreur avec des vampires !

photo 5 : Corythucha ciliata le vampire végétarien

Première feuille : un tigre !


photo 6 : feuille de platane attaquée par le tigre du platane


En retournant la première feuille, j'ai trouvé un tigre bien vaillant. Sur le dos de cette feuille on repère des taches jaunes qui sont le résultat de ses méfaits. En effet, le tigre du platane est un insecte piqueur suceur qui vit à la surface inférieure des feuilles de platane qu'il ponctionne pour se nourrir. Elles finissent alors par se dessécher et tomber.


photo 7 : tigre du platane (Corythucha Ciliata) sur une feuille de platane

Deuxième feuille : des œufs et des larves de tigres !


photo 8 : feuille de platane avec oeufs et larve du tigre du platane (Corythucha ciliata)

La deuxième feuille que j'ai ramassée était encore en plus mauvais état, elle avait perdu sa couleur verte, pratiquement complètement desséchée. Après l'avoir retournée, j'ai identifié des œufs, des exuvies (enveloppe laissée par l'insecte après la mue) et une larve en vadrouille. Tous appartenaient à l'espèce de la punaise dentelière !

Lutte écologique

Le tigre du platane a donc, sans doute possible, envahi Paris. Il est originaire des Etats-Unis et du Canada et a été signalé pour la première fois en Italie dans les années 60, et dans le sud de la France dans les années 70. Aujourd'hui il s'est répandu un peu partout dans le monde : Europe, Russie, Chine...


photo 9 : Samouraï Jack futur vainqueur des tigres du platane ?


Alors que faire ? Jusqu'à présent, seuls des traitements chimiques ont été employés, mais se sont avérés insatisfaisants par bien des aspects, comme à Lyon. Aujourd'hui, la recherche s'oriente vers une lutte écologique, mais les résultats restent à venir.

Moi je propose de faire appel à Samouraï Jack le vaillant samouraï qui a combattu pendant plusieurs saisons (télévisuelles) Aku avec son "magic sword" et qui est aujourd'hui au chomdu. Il n'y aurait que lui pour parvenir à terrasser cette armada de Nosferatu végétariens en habit de noce ! Pour l'occasion le lui ai confectionné une superbe armure en dentelle...



mardi 2 juillet 2013

Mille sabords une araignée cracheuse dans ma baignoire !

Comme animal cracheur, on connaît le lama surtout grâce à la célèbre mésaventure du capitaine Haddock dans "Tintin au Tibet" ; depuis peu on parle également fréquemment d'une autre espèce cracheuse peu ragoutante dans les médias, le  footballeur. Mais tout ça c'est peanuts à côté de l'araignée cracheuse, Scytodes thoracica, malheureusement bien moins célèbre ! Heureusement, l'une de leur ambassadrices est venue me voir en ce mois de juin pour me demander de lui consacrer un message, afin de réparer cette injustice.
C'est la seule représentante de la famille des Scytodidae sous nos latitudes et elle ne se rencontre que dans les maisons.


photo 1 : Scytodes thoracica l'araignée cracheuse

Aaah ! je ris de me voir si belle...


Photo 2 : Scytodes thoracica l'araignée cracheuse vue sous différents angles

C'est vraiment une très belle araignée avec ses tâches brun sombre sur un fond plus clair qui rappellent la peau d'un léopard ! Avec en prime, sur le céphalothorax, deux motifs symétriques  pouvant faire penser aux ouïes d'un violon. "Mon violon d'Ingres ce sont les araignées et non Kiki de Montparnasse !" aurait certainement dit Man Ray s'il avait eu la chance de rencontrer cette séduisante demoiselle alanguie dans sa baignoire comme moi !


photo 3 : motifs caractéristiques du céphalothorax de Scytodes thoracica

Comme on peut le remarquer sur notre araignée, il lui manque une patte arrière. Il faut savoir que les araignées sont capables de s’automutiler, c'est-à-dire de sectionner une de leur pattes, pour sauver leur vie, par exemple quand elles sont attaquées par un prédateur. Celle-ci pourra repousser, bien que plus courte et plus fine, à la prochaine mue, à condition qu'il y en ait une suivante. En effet, au cours de leur vie, les araignées muent plusieurs fois avant d'arriver à maturité, leur nombre varie suivant les espèces. Étant donné la taille respectable de notre ambassadrice, 6 mm, il est probable qu'elle avait atteint sa taille adulte et qu'elle serait restée "heptajambiste" jusqu'à la fin de ses jours.

Fille ou garçon ?

Distinguer le mâle de la femelle est difficile chez cette espèce. En effet, la femelle ne possède pas d'épigyne, fente génitale, sur la face ventrale de son abdomen, et le mâle a des pédipalpes qui se différencient difficilement de ceux de la femelle, alors que généralement ceux des mâles présentent à leur extrémités des bulbes copulatoires ressemblant à des "gants de boxes". Néanmoins, les femelles (4 à 6 mm) sont, à maturité, légèrement plus grandes que les mâles (3 à 5 mm), et ces derniers présentent quand même de légers renflement en forme de poire à l'extrémité de leurs pédipalpes ; en conséquence, comme l'araignée que j'ai photographiée mesure autour de 6 mm et que ses pédipalpes sont très fins, je pencherais quand même en faveur d'une femelle adulte.

Super glu écologique

photo 4 : Scytodes thoracica l'araignée au crachat de super glu

Sa technique de chasse est très particulière et lui a donné son nom d'araignée cracheuse. En effet, elle projette sur ses proies et prédateurs éventuels, une substance collante qui les immobilisent à la vitesse de 28 mètres par seconde, soit à 100 km/heure ! Un vrai pistolet à colle cette araignée cracheuse ! Allez, vous savez ce qu'il vous reste à faire désormais, jetez tous vos tubes de super glu de la célèbre marque, et optez pour la colle 100% écologique : adoptez une araignée cracheuse ! C'est aussi efficace, la preuve, nous avons réussi à coller le capitaine Haddock au plafond, test réalisé sans trucage, naturellement !


Vas-y Mollo ! 

Si c'est la championne incontestée du crachat de colle en revanche, quand elle se déplace, elle est indolente, voire hésitante. Il faut dire aussi que malgré ses six yeux (une des rares araignées à n'en pas posséder huit), elle est aveugle et préfère chasser la nuit. Mais alors, me direz-vous comment fait-elle pour repérer ses proies et ajuster si bien son tir ? Eh bien, c'est apparemment au moyen de ses longues pattes avant qu'elle se repère, avant d'ajuter son tir à environ 1 cm de sa proie, c'est presque du tir à bout portant. 

Bon je vous gâte, car j'ai réalisé une petite vidéo, montrant l'élégante sur le catwalk improvisé de ma baignoire, c'est quant même plus classe que la démarche déhanchée des tops de la fashion week, non ?




Mea culpa...

Ayant vite compris, l'importance de mon invitée, j'ai voulu la garder quelques temps auprès de moi, afin de tenter d'observer son tir de super glu. Je l'ai donc mise dans une tasse transparente, en espérant finir par lui trouver un met de choix lui permettant de mettre ses talents de cracheuse à exécution. Malheureusement, les jours sont passés, ce que je lui ai proposé n'était visiblement pas à son goût (un anthrène des musée), et finalement, après une semaine, j'ai fini par la retrouver immobile, toute recroquevillée au fond de la tasse. Là franchement, je ne me suis pas sentie fière du tout... Certes, je lui aurais évité une mort violente sous les crocs de Pépite, ma chatte très friande d'araignées dont j'ai parlé dans un précédent message (Les trois chats dans la baignoire), mais je ne suis pas sûre que cette mort lente par la faim était plus enviable... Bon, je l'aurais quand même immortalisée grâce à quelques photos et une petite vidéo réalisées, encore une fois, grâce à mon compact Canon Powershot E1 rose bonbon...

N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, ils sont les bienvenus ! 
Et à consulter mes autres messages sur les araignées.
Araignée du matin...
J'ai une araignée au plafond : Sally la Salticide
Love story chez les Salticides


dimanche 9 juin 2013

Love Story chez les Salticides (araignées sauteuses)

Quand Samy rencontre Sally sous le ciel de Paris !

Hier, une semaine exactement après la visite de Sally la Salticide (voir message précédent), une autre araignée sauteuse est venue me rendre une petite visite ! Tout de suite, grâce aux recherches que j'avais effectuées pour Sally, j'ai su qu'il s'agissait encore de l'espèce Pseudeuophrys lanigera, mais que cette fois c'était un mâle, que j'ai baptisé Samy. Il est sûrement venu retrouver Sally, sa dulcinée, qui se trouve probablement toujours chez moi, bien que je ne l'ai toujours pas revue. 
Que c'est beau d'assister en direct à la naissance d'une love story arachnéenne !


photo 1 : love story entre Sally et Samy les Salticides (Pseudeuophrys lanigera)

Un macho, un vrai, avec du poil partout !

 
photo 2 : araignée sauteuse mâle (Pseudeuophrys lanigera)


Il s'avère que Samy est plus petit que Sally, puisqu'il mesure 3 mm au lieu de 5 mm. D'autre part, le contraste entre les parties sombres et claires du corps est plus marqué, c'est-à-dire que les parties brunes du corps de Sally sont quasiment noires chez Samy. La pilosité au niveau des parties claires est aussi plus abondante. Enfin, l'abdomen est nettement plus petit comparativement au céphalothorax, alors que c'est l'inverse chez Sally. Ce fringant jeune homme au regard ténébreux ne pouvait que faire chavirer le cœur de Sally !


photo 3 : araignée sauteuse mâle (Pseudeuophrys lanigera) sous différents angles

Danse nuptiale chez les Salticides

Malheureusement, je n'ai pas encore eu la chance d'assister à la danse nuptiale de Samy devant Sally, mais j'ai pu la visionner pour d'autres espèces de Salticides grâce à Youtube. Je suppose donc que chez Pseudeuophrys lanigera, elle se rapproche de ce que l'on peut voir sur la vidéo ci-dessous, où Le mâle tourne autour de la femelle en tendant régulièrement sa première paire de pattes, telles des antennes, et en émettant différents sons. Il faut avouer que le résultat est assez surprenant, pour ne pas dire carrément comique !




Il existe même des salticides en Australie appelées "peacock spider" (genre Maratus) qui effectuent, dans un chatoyant costume, un incroyable solo de danse digne de la performance de Nureyev dans la variation de l'Oiseau bleu du ballet "La Belle au Bois Dormant" de Tchaïkovski !  Lors de l'accouplement le mâle retourne complètement l'abdomen de la femelle et y introduit l'extrémité de ses pédipalpes contenant le sperme. Les images, magnifiques, sont dues à Jürgen Otto.





Je souhaite donc à Sally et Samy de vivre une belle et longue histoire d'amour et de donner naissance à plein de petites Salticides qui viendront faire du trampoline sur mes murs et mon plafond !





dimanche 2 juin 2013

J'ai une araignée au plafond : Sally la Salticide (araignée sauteuse)

Une nouvelle visite d'octobébète cette semaine dans mon petit chez-moi parisien !  Après de brèves recherches sur le net, j'ai découvert qu'Il s'agissait d'une araignée sauteuse appartenant à la famille des Salticides : Pseudeuophrys lanigera. Cette famille d'araignées est la plus représentée avec 5337 espèces. J'en ai déjà vu à plusieurs reprises, elles sont minuscules et se rencontrent couramment sur les murs et les plafonds. Dès que l'on s'approche d'elles, généralement elles se carapatent. Celle-ci est parmi les plus grosses que j'ai pu observer, enfin tout est relatif, car elle mesurait tout au plus 5 mm. 
A peine le temps de sauter sur mon Canon rose bonbon pour lui tirer le portrait, qu'elle avait déjà disparu, la chipie ! J'ai quand même fini par la retrouver, mais à plusieurs mètres de l'endroit initial, elle avait donc déjà eu le temps de parcourir plusieurs mètres en moins d'une minute, un vrai bolide ! Après la séance photo, elle a chuté dans le capharnaüm de mon placard, où il m'a été impossible de la retrouver, malgré tous mes efforts, mais je ne désespère pas de la revoir un jour prochain... Bon voilà un bon motif pour me décider, enfin, à faire un peu de rangement : retrouver Sally la salticide !...


photo 1 : araignée sauteuse femelle (Pseudeuophrys Lanigera)

Ce qui la différencie des autres araignées qui ont déjà été présentées dans ce blog (voir le message précédent : Araignée du matin), c'est son aspect trapu et ses énormes yeux qui lui donnent un côté carrément craquant ! Si, si, j'insiste ! D'ailleurs, je recommande à tous les arachnophobes de regarder les photos, car, non seulement, il seront guéris de leur phobie, mais je suis même sûre qu'une bonne partie d'entre-eux deviendra archachnophile !

C'est une fille !

Le triangle plus pâle sur le céphalothorax et le motif en "Y" sur l'abdomen permettent d'identifier Pseudeuophrys lanigera et de la distinguer de Pseudeuophrys erratica d'apparence très proche, mais sans dessin caractéristique sur le corps. 



photo 2 : Pseudeuophrys Lanigera femelle en vue dorsale

Dans le cas présent, on peut même ajouter qu'il s'agit vraisemblablement d'une femelle, le mâle présentant des couleurs plus contrastées. Je l'ai donc baptisée Sally cette jolie salticide !

T'as de beaux yeux tu sais !

Elle possède quatre paires d'yeux sur le céphalothorax. La première paire centrale est énorme et mobile. La deuxième accolée à la première est légèrement plus petite. La troisième située latéralement est comparativement minuscule. Enfin, celle située à l'arrière est de taille intermédiaire entre la deuxième et la troisième paire. La Salticide est donc pourvue d'une excellente vue et d'un champ de vision de 360 °. Toute cette optique de haute précision alliée à des pattes courtes et robustes font qu'elle est parfaitement adaptée à la chasse à vue.


photo 3 : les 4 paires d'yeux de Pseudeuophrys Lanigera

Vous pensiez tous que Jean Gabin complimentait Michèle Morgan sur ses beaux yeux clairs dans "Le Quai des Brumes" ; mais pas du tout, il admirait les beaux yeux noirs de la mignonne salticide qui venait de sauter sur son béret. Vous ne me croyez pas, eh bien regardez, c'est pas une preuve, ça ???!!!...

photo 4 : les beaux yeux de Michèle Morgan et de Pseudeuophrys Lanigera

Elle voit la vie en rouge et vert


photo 5 : la vision en rouge et vert des salticides

L'araignée sauteuse ne peut pas voir la vie en rose, la malheureuse, mais seulement en rouge et en vert, ce qui s'avère finalement bien plus utile pour elle. Des chercheurs japonais de l'université d'Osaka ont travaillé sur la vision en profondeur de la salticide. Elle ne possède pas la vision binoculaire, contrairement à nous qui pouvons ainsi évaluer les distances grâce à la parallaxe, c'est-à-dire que plus un objet en déplacement est éloigné de nous, moins il nous semble se déplacer vite. Chez les araignées sauteuses, les distances seraient évaluées différemment grâce à leurs deux plus gros yeux (paire 1 sur photo 3), en comparant l'image nette formée sur les couches profondes de la rétine sensibles à la lumière verte avec l'image floue formée sur les couches supérieures de la rétine sensibles à la lumière rouge. Ce qui signifie que plus l'image rouge est floue, plus la proie est éloignée ! Sacrément astucieux et visiblement très efficace ! Eh bien, si jamais une araignée sauteuse est myope et daltonienne, là c'est carrément la cata, elle n'a plus qu'à se mettre au lait de soja et aux antidépresseurs pour survivre la pauvre...


Championne du saut en longueur

 
photo 6 : record du saut en longueur pour la salticide loin devant Mike Powell !


La salticide peut sauter jusqu'à 40 fois la longueur de son corps, soit 20 cm pour notre araignée de 5 mm !  Quand on pense que Mike Powell détenteur du record mondial dans cette discipline saute moins de cinq fois sa taille en longueur, et encore avec élan contrairement à notre araignée sauteuse, c'est donc à cette dernière que revient la médaille d'or !

Longue vie donc aux salticides, ces araignées si extraordinaires malgré leur minuscule taille. La prochaine fois, plutôt que de les écraser, prenez un loupe et observez-les, ce ne sera pas du temps perdu, mais que du bonheur, parole de Colochat ! 



dimanche 5 mai 2013

C'est louche !

Eureka !

Comme nous l'ont montré Archimède dans sa baignoire et Newton avec sa pomme, les éclairs de génie viennent souvent lors des activités quotidiennes les plus banales. Eh bien, moi, c'est en contemplant une cuillère que m'est venu une petite idée. En effet, j'ai été amusée par la façon dont mon image était déformée sur la surface concave de celle-ci, du coup, je me suis dit que l'on pouvait sûrement réaliser des photos rigolotes grâce à cet instrument optique rudimentaire, qu'il n'y avait pas forcément besoin d'un super objectif fisheye pour ça.

Les photos ont été réalisées grâce à la goguenarde collaboration de Zouzou, avec mon Canon Powershot E1 rose bonbon, objet désormais culte de ce blog.

Zouzou

Quelques cuillerées à soupe de Zouzou

Avec une banale cuillère à soupe, on obtient déjà des résultats détonants ! La belle Zouzou se transforme en un être des plus inquiétants, hybride d'alien et de gargouille !...


Une cuillerée à soupe de Zouzou
  
Trois cuillerées à soupe de Zouzou

Toute exaltée par ma révolutionnaire découverte, j'ai couru dès le lendemain matin au rayon quincaillerie de mon supermarché, et là quel ne fut pas mon éblouissement devant les cuillères et les louches de toutes sortes, aux effets d'optique plus renversants les uns que les autres ! Après avoir tergiversé pendant une bonne heure devant toutes ces merveilles, je me suis décidée pour une grande cuillère et une louche sphérique.

L'effet cuillère

Avec la grande cuillère, j'ai réussi à métamorphoser Zouzou en monstre à deux têtes, trois nez et cinq yeux ! Plus besoin d'aller à Tchernobyl ou au musée Picasso pour admirer, ce genre de chose !

Zouzou et l'effet cuillère (3)

L'effet louche

Avec la louche, Zouzou se transforme en "Destroy Kitty" et en chauve-souris albinos !
 
L'effet louche sur Zouzou : Destroy Kitty (1)


L'effet louche sur Zouzou : Destroy Kitty (2)

Sur le montage ci-dessous, j'ai rassemblé les clichés les plus amusants obtenus grâce à l'effet louche sur Zouzou.

Zouzou et l'effet louche : florilège

L'Ugly Therapy

De fil en aiguille, j'ai pris conscience du potentiel de ma surprenante découverte, et j'ai abouti à l'élaboration de l'"Ugly Therapy". 
Si chaque matin, lorsque vous vous regardez dans la glace, vous vous faites inlassablement la même réflexion : "Chuis môôôôôôôôôôche, ouuuuuin !!!!!", alors cette thérapie est faite pour vous, les résultats sont garantis !

D'abord, dès votre réveil, n'allez surtout pas dans votre salle de bain, mais dans votre cuisine et munissez vous d'une louche bien polie. Une fois l'objet bien en main, asseyez vous, la première fois le choc peut être rude. Une fois bien assis, regardez-vous bien en face sur la surface concave de la louche. Vous devriez à peu près obtenir ceci : un monstre hydrocéphale ou microcéphale.

Ugly Therapy : l'effet monstre hydrocéphale

Ugly therapy : l'effet monstre microcéphale

Restez ainsi à vous contempler au moins dix bonnes minutes, sans détourner la tête. Si la dose est trop forte la première fois, commencez par seulement cinq minutes. Ensuite, rangez l'objet de torture à sa place et préparez-vous un solide petit déjeuner, vous devez reprendre des forces après l'épreuve, c'est important.
Enfin, une fois bien requinqué, allez dans votre salle de bain, et regardez-vous droit dans le miroir. Vous verrez alors s'afficher sur votre visage un large sourire, et la pensée qui vous viendra immédiatement à l'esprit sera  : "Meuuu non, chuis pas môôôôche !" 
Les premiers résultats sont généralement obtenus au bout d'une semaine, mais il est conseillé de continuer le traitement pendant un mois, si l'on veut obtenir des résultats durables dans le temps.

samedi 27 avril 2013

J'ai le cafard !

Un fossile vivant dans ma salle de bain : la blatte américaine

Il y a quelques jours, un fossile vivant m' a fait l'insigne honneur de venir me saluer dans ma salle de bain. Non, il ne s'agissait pas d'un cœlacanthe tout droit remonté des abysses en train de barboter dans ma baignoire, mais d'un animal bien plus fabuleux, qui n'a pratiquement pas évolué depuis 400 millions d'années, qui peut supporter des doses de radiations dix fois supérieures à la dose létale pour l'homme, rester un mois sans manger ni boire, et qui survit après décapitation plusieurs semaines ! Cet être plus extraordinaire qu'un super héros, eh bien c'est tout simplement le cafard, encore dénommé blatte, ou cancrelat !
Ce premier insecte rampant identifié à Paris (RIP) de mon blog est précisément la blatte américaine (Periplaneta americana) qui appartient à la famille des Blattidés, et qui est la plus grande des blattes domestiques, puisqu'elle peut atteindre près de cinq centimètres de long comme l'individu présenté ici. Les photos ont été prises grâce à mon Canon Powershot E1 rose bonbon, fidèle compagnon de la macro-photo à peu de frais.

Blatte américaine vue sous différents angles

Quelques caractéristiques physiques

Blatte américaine : vue dorsale et ventrale

Elle appartient à l'ordre des Dictyoptères, se caractérisant par des ailes réticulées, et auquel appartiennent aussi les Mantes. Son corps de couleur brun-rouge est de forme aplati et ovale. Comme chez tous les insectes, il est divisé en trois parties : la tête, le thorax et l'abdomen. A cela s'ajoute la présence de trois paires de pattes articulées. Le dimorphisme sexuel est peu marqué chez cette espèce, mais parfois on peut lire que les élytres du mâle dépasseraient de 4 à 8 mm la longueur de l'abdomen, tandis que celles de la femelle auraient la même longueur. L'individu dont j'ai tiré le portrait pourrait donc être une dame, mais c'est à confirmer. La femelle pond plusieurs dizaines d'œufs contenus dans un sac appelé oothèque. La croissance se fait par mues successives jusqu'à ce que  l'adulte atteigne sa taille définitive, au bout d'une douzaine de mues, la dernière étant appelée mue imaginale. Les larves ressemblent à l'adulte, mais ne possèdent des ébauches d'ailes qu'après plusieurs mues, généralement après la quatrième. 

Blatte américaine : larve
J'ai trouvé cette larve, quelques jours plus tard après l'adulte, dans la cage d'escalier de mon immeuble.  Le corps  mesure 1,5 centimètres, sans les antennes. On remarque qu'elle a une forme plus arrondie par rapport à l'adulte, c'est donc comme chez les bébés mammifères qui nous font tant craquer ! Alors, personne pour avoir envie de cajoler ce petit bébé comme un chaton ?!... Les ailes ne se sont, ici, pas encore développées.


La tête 

Blatte américaine : tête

Elle se distingue par la présence d'une paire d'antennes très fines et très longues qui mesurent environ trois centimètres sur cet individu, soit les trois cinquièmes de la longueur totale du corps. Parfait pour venir vous chatouiller les narines où la plante des pieds quand vous dormez ! Les pièces buccales sont de type broyeur et adaptées à un régime détritivore (composé de détritus organiques) et omnivore (aliments d'origine variées).
Les yeux, de grande taille sont composés. On remarque aussi la présence d'une paire de pédipalpes.

Le thorax

Il est recouvert par une sorte de bouclier caractéristique appelé pronotum et qui déborde sur la tête.Je trouve que sur les photos il a un peu la forme d'un cœur, c'est pas mignon ça ? 
C'est au niveau du thorax que sont attachées les pattes, une paire sur chacun des trois segments qui le constitue (prothorax, mésothorax, métathorax). Bien qu'elle fréquente assidument les salles de bain, elle n'est visiblement pas une adepte des crèmes et autres cires dépilatoires. Les poils qu'elle a aux pattes sont rigides et lui servent à s'agripper à un support. J'en ai d'ailleurs fait l'expérience, car même sur la feuille de papier sur laquelle je l'avait posée pour la photographier, elle avait prise, et pourtant elle n'était vraiment pas en forme puisque je l'ai trouvée quasiment morte, ce qui explique que j'ai pu la photographier sous toutes les coutures.
Eh bien maintenant, messieurs, vous pourrez dire à vos compagnes mal épilées qu'elles ont des jambes aussi poilues que des pattes de blatte, je suis sûre qu'elles apprécieront le compliment !... 

L'abdomen

Les deux ailes supérieures rigides qui le recouvrent, appelées élytres, montrent une nervation marquée que l'on voit bien ici et qui les fait ressembler à deux délicates feuilles d'automne. Bien que les deux paires d'ailes soit présentes, la blatte ne vole pas, elles lui servent juste d'amortisseur en cas de chute. En gros, elles ont la même inutilité que celles des poules chez les oiseaux !

Elle n'aime pas les courants d'air

A l'extrémité de l'abdomen, elle possède deux petits appendices, les cerques ; les nombreux soies qui les recouvrent détectent les mouvements l'air et déclenche la fuite.
Ce qui signifie qu'elle est capable de vous faire courir un marathon, sans que vous réussissiez à l'attraper, la chipie !
Sa fuite est d'autant plus efficace, qu'elle possède un corps aplati et des pattes adaptées à la course, longues avec une coxa (hanche) large.

Blatte américaine : cerques


Les blattes américaines que je trouve dans ma salle de bain viennent par une trappe située sur le côté de ma baignoire, à travers laquelle on aperçoit les canalisations de l'immeuble et que je laisse ouverte pour éviter les problèmes de condensation. Leur présence à cet endroit s'explique par le fait qu'elle aiment les endroits sombres, chaud et humides et que probablement elle se nourrissent des matières organiques rejetées dans les canalisations. Pépite, un de mes trois chats, la croqueuse d'araignées (voir post précédent), adore se faufiler à cet endroit pour les traquer, malgré toutes mes tentatives pour l'en empêcher. Une fois sa proie attrapée, elle la transporte encore vivante dans sa bouche, l'apporte à l'extérieur, et joue avec elle jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais, jamais elle ne les mange, par contre. J'en conclue donc, qu'en cas de disette, on peut sans problème se nourrir d'araignées et de mouches, mets de prédilection de Pépite, mais pas de cafards. Elle les tue uniquement par plaisir, après les avoir torturés pendant des heures, une véritable psychopathe à quatre pattes ! Vous remarquerez d'ailleurs, que la blatte que j'ai prise en photo porte sur son dos ce qui ressemble fort à un poil de chat !

Le tueur de cafard

Il y a plusieurs mois, j'ai reçu la visite d'un tueur de cafard professionnel, muni de son arme redoutable, un grosse seringue qui contenais une pâte marron qui ressemblait et sentait à s'y méprendre à du... Nutella. Le voyant en train de s'agiter dans mon appartement à disperser des sprotchs de crème un peu partout, j'ai cru bon de lui expliquer précisément d'où sortaient les bébêtes, d'autant plus que je ne voulais pas que mes chats touchent au produit, mais il n'a rien voulu entendre. J'ai eu le droit comme réponse à : "Madame, je connais mon métier, ça fait trente ans que je l'exerce. Et d'ailleurs, vous ête sûre que ce dont vous me parler, c'est bien des cafards et non pas des fourmis où des araignées, hein ?". Aucun doute, ce personnage à la Tardi digne représentant de la société Blitz, me prenait pour une triple buse !!! Résultat j'ai eu le droit à des crottes de Nutella dispersées n'importe où et qui n'ont jamais été touchées par les bêtes concernées ! Et à peine quelques mois plus tard, je retouve des cafards dans ma salle de bain et dans la cage d'escalier de l'immeuble !!!


Les blattes futures sauveuses de l'humanité ?

Des chercheurs anglais de l'université de Nottingham viennent d'identifier neuf molécules produites dans le cerveau des blattes qui sont de puissants bactéricides. Cela n'est pas étonnant, puisque qu'elles fréquentent des endroits particulièrement insalubres, où pullulent toutes sortes de bactéries pathogènes. A l'avenir, ces substances pourraient être une alternative aux antibiotiques utilisés à l'heure actuelle, en particulier contre le staphylocoque doré à l'origine d'infections nosocomiales et Escherichia Coli susceptible d'entraîner des intoxications alimentaires, et contre lesquelles elles sont efficaces à 90 %. D'autant plus que les chercheurs craignent à l'avenir, l'émergence de nouvelles bactéries  NDM-1 super résistantes !...
Eh bien oui, le messie sauveur de l'humanité est peut-être... une blatte !...

Louis le Cockroachman

Comme il a été dit précédemment, la blatte peut survivre plusieurs semaines à une décapitation. Sachant qu'elle vit en moyenne 440 jours, soit près de 15 mois, cela représente environ un quinzième de son espérance de vie, incroyable non ! En conséquence, Si Louis XVI avait eu des gênes de cafard à la place de ses gènes de Bourbon, le cours de l'histoire aurait été bouleversé, puisqu'il aurait survécu à la bascule à charlot, plusieurs années, voire même cinq ans avec une espérance de vie de 75 ans ! Il aurait alors ressemblé probablement à ça... Quant à Axel de Fersen, il n'aurait plus eu qu'à aller se rhabiller, aucune chance de rivaliser avec un tel super héros pour conquérir le cœur de Marie-Antoinette ! 
Après Spiderman, Superman, Batman... Voici Louis le "Cockroachman'

Louis le Cockroachman par Joseph Siffrein Duplessis et Colochat

Par contre moi, c'est monsieur le tueur de cafards que je lui aurait bien présenter à la veuve. Après, j'aurai donné sa tête à bouffer aux cafards, fin royale pour un professionnel du genre, non ???

lundi 8 avril 2013

Insectes volants identifiés à Paris ou insectes VIP

Trois petits insectes VIP identifiés aujourd'hui ! Tous découverts sur le mur, près de l'entrée de mon immeuble décrépit, tout gris ! Même pas besoin de traverser la rue pour faire de belles rencontres ! Les petites bébêtes parisiennes, ignorées de beaucoup, semblent se donner rendez-vous chez moi, telles les célébrités parisiennes se bousculant en leur temps devant les portes du célèbre studio de Nadar, pour venir se faire tirer le portrait ! Si je n'aurais plus le privilège de photographier la belle Cléo de Mérode, partie en poussière depuis bien longtemps, j'ai en revanche eu l'insigne honneur de photographier la fraîche Cléo l'hémérobe, venue danser pour moi sur le rebord de ma fenêtre, un matin, au crépuscule de l'été 2012.

Cléo l'hémérobe

Névroptère (Neuroptera) : Hémérobe phalène  (Drepanepteryx phalaenoides)



Cléo  se croyait peut-être invisible dans sa tenue de camouflage, sauf qu'être vêtue d'une splendide robe feuille morte, griffée dame nature, ça ne passe pas vraiment inaperçu sur du gris tout triste ! 
Cet insecte est un névroptère (Neuroptera), caractérisé par la présence de deux ailes nervurées. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit précisément de l'hémérobe phalène, identifiable grâce à l'échancrure située à l'arrière de ses ailes. Il se nourrit de pucerons et est actif durant la nuit. Il est attiré par la lumière artificielle, c'est donc probablement la lumière filtrant à travers mes volets d'insomniaque qui a dû l'attirer, car comme lui, je suis souvent plus éveillée la nuit que le jour... Nous étions donc faites pour nous rencontrer Cléo et moi !
C'est Alain Cosson à l'origine du site Lépidoptères de France, à qui j'ai envoyé les photos qui m'a permis de l'identifier. Je l'avais confondu, au tout début, avec un papillon appelé la "feuille morte du chêne", qui porte une tenue très proche. Eh bien petite Cléo, tu pensais être la seule à porter cette jolie robe couleur d'automne, mais d'autres ont visiblement eu la même idée que toi !
Après avoir fait la belle quelques instants sous l'objectif crépitant de mon Canon Powershot rose bonbon, Cléo s'est envolée rejoindre le tourbillon de la vie !



Euphrasie l'Eudonie

Lépidoptère (Lepidoptera) : Eudonie anguleuse (Eudonia angustea)


Euphrasie est venue me rendre visite un soir de novembre 2012, elle m'attendait sagement à côté de la porte d'entrée. Elle aussi portait une jolie livrée de camouflage, mais plus adaptée à un tronc couvert de lichens, qu'à un mur gris comme l'ennui. Elle appartient à la famille des Crambidae et ressemble à une grosse mite, mais n'a rien à voir avec celles qui font des pulls en cachemire leur caviar ! C'est une Eudonie, probablement de l'espèce anguleuse.

Léonie la limonie 

Diptère (Diptera) : Limoniidae (Limonia sp. ou Metalimnobia sp.)


Cette "lady long leggs", que j'ai rencontrée le soir du premier jour de l'automne 2012, ressemble à une tipule, communément appelée cousin, mais ses ailes repliées et tachetées la classe, en fait, dans la famille des Limoniidae. Pour identifier l'espèce, cette fois c'est  assez compliqué, il faudrait étudier les ailes en détail, ce que ne permet pas mes photos. Les deux petits disques que l'on remarque de part et d'autre de son thorax sont des balanciers qui lui servent à s'équilibrer pendant le vol, si l'un des deux vient à être endommagé, bonjour les loopings dignes du baron rouge !

Contrairement aux araignées que j'ai photographiées (voir message précédent), ces trois insectes VIP sont repartis sains et saufs après leur séance photos, virevolter légers, légers, sous le ciel de Paris !

jeudi 4 avril 2013

Les trois chats dans la baignoire

L'autre jour, lorsque que j'étais le nez collé au fond de la baignoire en train de tirer le portrait de mon hôte octojambiste (se reporter au message précédent), j'ai évidemment fini par attirer l'attention de la faune locale ! Et d'ailleurs le dicton "araignée du matin chagrin" s'est avéré exact, mais pour l'araignée seulement qui a fini, tel Jonas, dans l'estomac d'une baleine à moustaches ! Mais, contrairement à ce dernier, il ne risque pas de ressortir, si ce n'est dans la peepooh box...
Du coup, dans ma lancée pixellaire, j'en ai profité pour tirer le portrait des fauves en furie. Eh bien, à défaut d'un super studio photo, on obtient, dans une baignoire, de beaux portraits sur un fond blanc velouté ! Les ombres sont atténuées et pas de vilaine arête sol/mur !

L'affreuse couplable c'est Pépite, chatte tricolore née avec une queue en pompon. Depuis toujours, elle est hyperphage, elle mange plus vite que son ombre les croquettes et les boîtes, mais les mouches et les araignées y passent également, de vraies friandises... Au japon, il existe une race de chat avec ce type de queue qui est censée porter bonheur. Pas aux araignée des maisons en tout cas !...

Ensuite Il y a Piloupilou (diminutif : Pilou), grand mâle tigré et blanc adopté en même temps que Pépite ; ils sont inséparables depuis qu'il sont chatons, bien que n'ayant aucun lien de parenté. Malgré sa grande taille et son poids conséquent, je continue pourtant à l'appeler "Petit Pilou" depuis qu'il est arrivé, car il restera toujours le gros bébé à Pépite, qui le lèche quotidiennement tendrement entre les deux oreilles, avant de lui mordre violemment le cou pour lui montrer qui est le chef !




Enfin, la star hyperphotogénique : Zouzou ! Toujours aussi belle et athlétique, malgré ses onze ans. C'est la première que j'ai adoptée, elle est complètement sourde de naissance, comme la majorité des chats blancs aux yeux bleus. Une vraie reine des neiges, sublime, mais terriblement tyrannique sous ses airs d'ange ! C'est bien simple, ce n'est pas moi qui l'ai adoptée, c'est elle qui a fait de moi son esclave !... Mais comment résister à un pareil regard ?!!!